Moulin de Quinsat
Session d’enregistrement du 14/10/2005

Moulin de Quinsat
Une zone de calme proche de Bosmoreau-les-Mines.
Face à un ancien moulin et à sa retenue d’eau, le cours du Taurion est calme.
Session d’enregistrement du 14/10/2005

Moulin de Quinsat
Une zone de calme proche de Bosmoreau-les-Mines.
Face à un ancien moulin et à sa retenue d’eau, le cours du Taurion est calme.
Session d’enregistrement du 14/10/2005

Confluence Vige - Taurion vers le Pont de la Touraude, à Saint Martin Sainte Catherine (23).
Assez grosse activité sonore à la confluence des 2 rivières, malgré un débit relativement faible.
Session d’enregistrement du 14/10/2005

Le Taurion (Ou Thaurion) à Chauverne-Neyre
J’avais trouvé une véritable “zone de silence” (Ce que je définis personnellement comme une “zone de silence”, c’est une zone où aucun bruit automobile n’est perceptible), près du pont sur le Taurion à Chauverne-Neyre ; en ce 14 octobre, quelques sons légers de grillons, un ou deux bourdonnements de mouches par-ci par-là au premier plan, les plocs et ploufs dans l’eau des glands & châtaignes, une profondeur dans le paysage sonore, donnée par les chants (ou cris… c’est selon..) des corbeaux, pies, buses, se prolongeant avec echo dans la vallée en V (Ecouter l’extrait audio)… et puis, soudain le passage d’un chasseur à réaction qui trouble tout, et que l’on continue d’entendre plus de 2mn après son passage (Ecouter l’extrait audio)…
Il faut s’y faire, l’avion est également un élément du paysage sonore…
A “silent zone” disturbed by a military plane. Planes are also part of our soundscape…
Silence... [0:46m]: Play Now | Play in Popup | Download (1244)
Avion... [2:05m]: Play Now | Play in Popup | Download (1691)Il avait cette bande dans mes archives, qui contrairement à mes habitudes, ne comportait aucune mention de la localisation géographique de l’enregistrement qu’elle contient.
Juste une date, assez vague, elle-aussi, 07/2002.
Je repère à l’écoute plusieurs séquences assez distinctes sur la bande dont une unité de temps et de lieu d’environ 6mn… sincèrement, ce que j’ai fait en juillet 2002… ben… j’ai un peu de mal à m’en souvenir pécisément … alors un repérage de 6mn..
Et, puis à l’écoute, le lieu qui semblait à la première écoute banal et complètement impossible à identifier, se dessine : un bruit blanc en fond légèrement à droite, des voix d’enfants au loin, tout droit, réverbérées, des chants d’oiseaux très forts qui semblent indiquer que l’on se trouve dans un bois mais par expérience, je sens que ce sont des chants du matin, une voiture qui apparait et semble effectuer un arc de cercle (Venant du côté gauche légèrement derrière puis se déplace vers le centre droit, devant) puis changer de régime (Le moteur passe dans l’infra grave) - elle monte certainement une côte, des portes qui claquent, un corbeau qui passe et crie - son cri étant prolongé par un écho sur la gauche, des points fixes que sont les chants d’oiseaux plus lointains, qui donnent des limites audibles au paysage sonore selon la reverberation dont ils bénéficient, des voix encore, plus proches, et le son caractéristique du bouchon d’une ligne de canne à pêche qui tombe dans l’eau…

Voiture, oiseaux, echo…
Le lieu apparait alors clairement : je suis dans le bois, près des vestiges féodaux en-dessous du village du Dognon, à quelques mètres du pont-du-Dognon et du Taurion : j’avais entendu juste… les enfants sont au camping en face, le bruit blanc c’est la centrale à 200m environ, la route repart bien en une côte après le virage, les cris du corbeau se répercutent sur les bords escarpés de la vallée.
J’ai bien pu identifier ce lieu par le son et la mémoire sonore, parce que l’enregistrement avait permis de fixer les caractéristiques acoustique du lieu… le paysage sonore.
Je me souviens avoir été déçu à la lecture de l’un des chapitres du livre “Le promeneur ecoutant” de Michel Chion par le fait que l’auteur, sans doute sur le coup de la colère (?) contre les partisants (Dont RM. Schafer) du mouvement Acoustic Ecology, affirme plus ou moins (Dès que je remets la main sur le livre, je reviens sur cela) que la notion de paysage sonore, qui pour ce mouvement vise à prétendre qu’une unicité et un particularisme existent, n’est qu’une vaste fumisterie.
A le lire il semblerait idiot de prétendre qu’un paysage sonore est unique, et est donc reconnaissable à l’oreille ; pour cela il cite (et moi là je cite de mémoire) l’exemple d’une rue et des voitures qui y passent, comme un exemble banal ne disposant pas des caractéristiques en permettant l’identification et la distinction avec une autre rue, au niveau sonore
Le paysage sonore que je propose est, sur le fond, d’une banalité totale et, à la première écoute pourrait servir d’appui à la thèse de Michel Chion… et pourtant, avec un peu d’oreille…
Session d’enregistrement du 05/10/2005

Centrale hydroélectrique de Chauvant.
Marche autour de la centrale, fluctuations des fréquences hautes avec effets de renvois sur les murs et obstacles - variables selon les matières, et renforcement d’un noeud (Fréquence stationnaire) autour de 45 Hz (Il faudra un bon casque pour entendre cela), sans doute causé par les vibrations des groupes sur la structure de la salle des machines.
Enregistrement binaural.
La chute d’eau (déversoir) de la centrale offre un effet de masque intéressant perceptible à plus d’ 1km et provoque des fluctuations dans le débit (?) très intéressantes au niveau sonore ; j’y reviendrai dans un prochain billet avec un enregistrement fait à quelques dizaines de mètres du déversoir.
D’autre part, cette portion de vallée qui court de St-Priest jusqu’à la centrale, en cul-de-sac, semble intéressante, toujours au niveau sonore, au regard des activités humaines qui peuvent s’y dérouler (loisirs) : rendez-vous est pris pour une nouvelle session dans les parages aux premiers soleils chauds des dimanches de printemps.
R. Murray Schafer (Désolé, encore lui…) écrit, dans son The Soundscape: Our Sonic Environment and the Tuning of the World à propos de l’élément eau et des “”paysages naturels”" :
“the rivers of the world speak their own languages”
… chose bien évidemment très évidente à l’oreille, mais toujours très difficile à faire passer auprès d’un public “non sensibilisé” (Ou plutôt, je dirais “dé-sensibilisé).
Deux exemples, facilement identifiables à l’oreille, de ce langage (et chant) propre à chaque cours d’eau, avec deux ruisseaux à quelques mètres de leur point de rencontre avec le Taurion.
1 - Une branche du ruisseau de Ponchale (ou Ponchal) dans la commune de Chatelus-le-Marcheix (23), enregistré en 08/2005.
On constate ici une fondamentale nette aux environs de 780Hz (Et une absence de fréquences basses : le rumble présent ici étant dû au passage d’un avion) ainsi que des harmoniques très claires.

Sonogramme (1) ruisseau de Ponchale
La voix du ruisseau est claire, très chantante ; le cours est rapide.
Une autre vue, accentuant les harmoniques :

Sonogramme (2) ruisseau de Ponchale
2 - Un petit ruisseaux aux alentours des Billanges (87, enregistré en 08/2005.

Sonogramme (1) ruisseau vers les Billanges
Le “chant” est ici très différent ; on entend assez clairement son caractère presque minéral (Le ruisseau coule en effet sur de gros galets, contrairement au précédent qui court sur un lit de petits cailloux mobiles) et l’abondance de fréquences basses ou dans le bas médium.
Alors… convaincu ?
Standard Podcast [0:11m]: Play Now | Play in Popup | Download (805)
Standard Podcast [0:25m]: Play Now | Play in Popup | Download (799)kdi dctb 084 [a] est une pièce studio composée en 2002, utilisant comme seules sources sonores des champs de maïs et des clôtures, enregistrés dans les environs de St Martin Terressus (87) entre 08/1998 et 10/1999. Une partie de cette pièce a été publiée sur le site web tump3.
Sessions d’enregistrement de février 1995

Il existe dans cette zone de nombreuses traces encore visibles de mines (Mines d’or sur le croissant des Monts d’Ambazac - St-Goussaud par exemple) ; d’ailleurs, ces mines , en période d’activité, ont du être de ‘grosses’ sources sonores (Explosions, transport, etc..) dans les campagnes, alors peu mécanisées, de l’époque. Je reviendrai sur cela plus tard, au fil de mes recherches.
Il existait encore en 1995 (Je n’y suis pas retourné depuis) une galerie horizontale de mine dans les bois qui bordent la droite du chemin qui monte vers le chêne du Pendu ; bien qu’une partie de la voûte était déjà effondrée à l’époque (ossature bois en voie de pourrissement), la galerie était encore accessible jusqu’en son fond (Il suffisait de ramper quelques mètres sur un tas de débris de la voûte).
A l’intérieur : une vingtaine de centimètres d’eau sur le fond et un ruissellement continu.
Une exploration sonore de la galerie a été faite en février 1995 par Cyril Herry et moi ; quelques extraits sonores:
Je suis, bien entendu, à la recherche d’informations concernant cette mine. Une piste : elle n’est pas listée semble t-il dans les exploitations aurifères.
Parcours de la galerie [1:21m]: Play Now | Play in Popup | Download (1854)
Ruissellement au fond de la galerie [0:31m]: Play Now | Play in Popup | Download (1052)
Drone naturelle [1:03m]: Play Now | Play in Popup | Download (1674)
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